Une approche concrète pour structurer, clarifier et développer des projets artistiques
Pierre Chandès, expert en stratégie culturelle
Ce que vous ne voyez pas fait toute la différence
Comprendre le marché de l’art, ce n’est pas une option.
C’est ce qui détermine si une activité tient… ou disparaît..
Avant la stratégie, il y a une histoire
J’ai longtemps parlé de stratégie, de structuration et de fonctionnement du marché de l’art. J’ai aussi beaucoup parlé des artistes, des galeries, des institutions et des collectionneurs.
Mais rarement de moi.
Cette page est donc l’occasion de remettre les choses dans leur contexte et d’expliquer d’où vient cette manière de voir le secteur, et pourquoi aujourd’hui mon travail se concentre sur la structuration des activités artistiques.
Un pied dans l’art, depuis le début
Quand j’étais plus jeune, j’ai grandi dans un environnement où l’art faisait partie du quotidien. Dans ma famille comme dans mon entourage, il y avait des artistes : musiciens, artistes de rue, performeurs. Certains étaient clowns, d’autres vivaient de manière plus marginale, souvent en dehors des cadres traditionnels.
Je me souviens d’un univers très particulier, fait de moments de fête, de créations spontanées, de chants, de feux, de mises en scène improvisées. Mais derrière cette liberté apparente, il y avait aussi une réalité plus dure : une instabilité constante, des difficultés financières et une forme de précarité structurelle.
Sans le savoir à ce moment-là, cette immersion a posé les bases de ma compréhension du secteur : l’art ne suffit pas à lui seul à faire vivre une activité.
Comprendre avant d’agir : l’ingénierie culturelle
Ce parcours m’a conduit vers des études en ingénierie culturelle. C’est là que j’ai appris à analyser des situations, à poser des diagnostics et à construire des stratégies de développement adaptées à des contextes spécifiques.
Le principe est simple, même si le terme peut sembler technique : lorsqu’une structure culturelle rencontre un problème fréquentation, positionnement, développement il s’agit d’en comprendre les causes, puis de proposer des solutions concrètes.
Comme je le résume souvent : on nous pose une question, et notre rôle est d’y répondre de manière structurée et opérationnelle.
Ce type de raisonnement ne vient pas du hasard.
Il repose sur une manière d’analyser des situations complexes dans leur ensemble, plutôt que de traiter des problèmes isolés.
C’est une logique utilisée pour comprendre des systèmes où plusieurs facteurs interagissent en permanence.
Dans le secteur culturel comme dans le marché de l’art, cela change complètement la lecture des problèmes :
On ne cherche plus à corriger un symptôme. On cherche à comprendre ce qui, dans l’ensemble du système, crée un déséquilibre
Et c’est précisément ce qui permet de prendre des décisions plus justes.
Des contextes très différents
Artistes émergents, confirmés, institutions, collectionneurs
Plus de 10 ans d’expérience terrain
Dans le développement culturel et artistique
Interventions en écoles spécialisées
IESA, EAC – formation aux enjeux du secteur
Une approche transversale
Artistique, stratégique et économique
Premières missions : du terrain aux décisions
J’ai commencé par intervenir sur des projets liés à des sites culturels et touristiques, en travaillant avec des collectivités, des structures locales et des organisations plus importantes.
L’objectif était toujours le même : améliorer le fonctionnement global d’une activité, attirer du public, structurer une offre et permettre un développement plus cohérent.
Très rapidement, j’ai compris que ces interventions avaient un impact direct. Une bonne décision stratégique peut transformer la fréquentation d’un lieu, modifier sa perception et améliorer durablement son fonctionnement.
700
étudiants formés
+ de 60
expositions
+ 200
artistes
Le basculement vers le marché de l’art
Progressivement, une évidence s’est imposée.
Les problématiques que je traitais dans le secteur culturel existaient aussi dans le monde des artistes. Les mêmes logiques étaient à l’œuvre, mais elles n’étaient ni formalisées, ni transmises.
Beaucoup d’artistes produisent, exposent, cherchent à vendre… mais sans structure globale. Sans compréhension précise de leur marché. Sans stratégie claire.
C’est à ce moment-là que j’ai commencé à adapter les outils de l’ingénierie culturelle au développement des activités artistiques.
Une immersion complète dans l’écosystème
Au fil des années, j’ai eu l’occasion d’intervenir dans des contextes très différents, parfois opposés.
J’ai travaillé avec des artistes en grande difficulté, vivant dans des conditions précaires, mais aussi avec des artistes exposant dans différents musées, collections reconnues de par le monde. J’ai été présent dans des ateliers modestes comme dans des lieux institutionnels ou des environnements plus privilégiés.
J’ai rencontré des collectionneurs, des galeristes, des responsables de structures culturelles, des décideurs publics.
Cette diversité m’a permis de comprendre le secteur dans son ensemble, sans filtre. Ses logiques visibles… mais surtout ses mécanismes invisibles.
Ce que j’ai compris avec le temps
Et c’est précisément pour ça qu’il dure.
Avec le temps, un constat s’est imposé.
Le principal problème du secteur n’est pas lié au talent ou à la qualité des œuvres. Il est structurel.
Historiquement, l’artiste a été progressivement séparé de son marché. Il ne connaît pas toujours ses acheteurs, ne comprend pas les logiques d’acquisition et n’est pas formé à structurer une activité économique autour de son travail.
Cela crée une situation récurrente : beaucoup d’efforts, peu de résultats, et une grande difficulté à stabiliser une activité dans la durée.
Le marché de l’art reste opaque.
Les artistes, comme les galeristes et les collectionneurs, manquent de repères pour prendre des décisions claires.
C’est précisément là que mon approche en ingénierie culturelle intervient :
apporter de la structure, de la lisibilité et des outils concrets pour naviguer dans cet écosystème.
Et surtout : une incompréhension permanente de ce qui bloque réellement.
Relier ce qui a été séparé
Reconnecter ces éléments, clarifier les actions à mettre en place (et les mettre en place).
Relier la création artistique avec une stratégie claire.
Relier l’intention avec un positionnement lisible.
Relier l’activité avec une réalité économique viable.
L’objectif est de donner un cadre qui permette d’exister durablement.
Une approche construite sur le terrain
Mon approche est née d’un constat :
Dans le secteur artistique, les problématiques sont liées à un manque de structure, de connaissances et des actions à mettre en place.
Le principe : poser un diagnostic précis, identifier les blocages, puis construire des solutions adaptées.
Il ne s’agit pas d’ajouter des actions au hasard, mais de comprendre ce qui ne fonctionne pas pour intervenir au bon endroit.
Cette approche m’a permis d’accompagner de nombreux projets, en apportant plus de clarté, de cohérence et de lisibilité dans des environnements souvent complexes.
Avec le temps, une évidence s’est imposée.
Connaître le marché de l’art par les analyses et sur le terrain était une obligation.
C’est la philosophie Essential Art Strategy.
Une immersion complète dans l’écosystème
Cette analyse s’inscrit dans un travail plus large sur l’évolution des profils d’acheteurs et les transformations du marché de l’art.
Elle met en lumière des dynamiques structurelles souvent ignorées, mais qui influencent directement les stratégies artistiques.
Podcasts : comprendre le marché de l’art de l’intérieur
Mon travail s’appuie aussi sur des échanges approfondis avec des acteurs du secteur, où je développe ma lecture du marché, ses mécanismes et ses déséquilibres.
Les acheteuses d’art : un basculement silencieux du marché
Dans cet échange, j’analyse la montée en puissance des collectionneuses
et les transformations profondes que cela entraîne sur le marché de l’art.
Logiques d’achat, critères de sélection, rapport aux œuvres :
ces évolutions redessinent les dynamiques du marché, souvent de manière invisible.
Comprendre ces changements, c’est mieux anticiper
comment les œuvres sont perçues, validées… et intégrées dans des collections.
Pourquoi la majorité des artistes avancent à l’aveugle
Dans ce podcast, je reviens sur mon approche : celle d’un travail basé sur le diagnostic, l’analyse et la structuration.
J’y explique pourquoi avancer sans comprendre son marché revient à évoluer à l’aveugle, et en quoi une approche méthodique permet de prendre de meilleures décisions et d’éviter les erreurs les plus fréquentes.
La vision d'Essential Art Strategy
Ce que cela change pour les acteurs du secteur
Aujourd’hui, j’accompagne des artistes, des galeries, des collectionneurs.
L’objectif est toujours le même : apporter de la clarté là où il y a du flou, structurer ce qui est dispersé et permettre des prises de décision plus justes.
Concrètement, cela permet de mieux comprendre son environnement, de faire des choix cohérents et de construire une activité qui tient dans le temps.
C’est un espace dédié à la structuration des activités artistiques et à la compréhension du marché, avec des ressources, des analyses et des accompagnements conçus pour répondre aux réalités du secteur.
L’objectif reste constant : fournir des outils concrets pour naviguer dans un environnement complexe.
Au-delà des œuvres et de la visibilité, ce qui m’intéresse, ce sont les logiques.
Les comportements d’achat.
Les systèmes de validation.
Les mécanismes qui permettent ou empêchent un projet d’exister réellement.
Car dans ce secteur, ce qui pose problème n’est pas toujours ce que l’on voit. C’est souvent ce qui reste invisible.
Et c’est précisément là que se jouent les décisions importantes.
Essential Art Strategy s’inscrit dans cette continuité des activités artistiques et de collectionnement
C’est un espace dédié à la structuration des activités artistiques et à la compréhension du marché, avec des ressources, des analyses et des accompagnements conçus pour répondre aux réalités du secteur.
L’objectif reste constant : fournir des outils concrets pour naviguer dans un environnement complexe.
Ma philosophie a toujours été la protection de la culture dans un monde en proie aux tensions
Au-delà des œuvres et de la visibilité, ce qui m’intéresse, ce sont les logiques.
Les comportements d’achat.
Les systèmes de validation.
Les mécanismes qui permettent ou empêchent un projet d’exister réellement.
Car dans ce secteur, ce qui pose problème n’est pas toujours ce que l’on voit. C’est souvent ce qui reste invisible.
Et c’est précisément là que se jouent les décisions importantes.